La vie n'est pas un paradis, non. La vie c'est l'enfer sur terre. A chaque fois que je croise un regard l'envie de tuer me hante. Je pourrai le faire d'ailleurs, je pourrai leurs trancher la gorge, voir leurs sangs coulaient, et admirer ce magnifique spectacle. Pourtant, la foie qui regne en moi, et l'honneur d'avoir étais son meilleur ami, m'en empèche, dans l'espoir de me faire croire, qu'une seule seconde peut en faire devenir une autre, un paradis.
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Il était beau, trés même. Ses yeux, de quelles couleurs étaient-ils ? Je n'arrivais pas à voir. En réalité ils changeait de couleurs. Passant du bleux au verts, pour être enfin marrons puis noirs. Et ce cycle recommençait. Je le voyais à peine. Mais pourtant, j'avais l'impression de le connaitre. De connaitre chacun de ses traits. Comme si je savais qui il était, comment il était, sans le voir. Et pourtant, jamais, non jamais, je ne l'avais vu. J'en étais certaine. Je ne reconnaissais pas cette voix, ce taint, cette machoire, ces yeux qui changeait de couleurs sans cesse. J'aurai voulu lui demander qui il était, lui poser des questions. Mais je ne pouvais pas. Ma bouche était comme scélait. Je n'arrivais pas à dire un mot, un son.
Il s'approcha de moi. J'étais éffrayée, tellement. L'envie de partir me guettait, cependant je voulais aussi voir ce qui allait se passer. Nous étions maintenant, plus qu'à environ cinq ou six centimètres, idem pour nos bouches. Il ouvrit la sienne d'ailleurs. Son haleine était glaçé, mais j'aimais ça. J'ouvris la mienne. Or, rien ne se passa. Ses lèvres formerent à présent un rictus arrogant. Qui me faisait pas peurs, mais qui m'angoissait légerement. L'impression qu'il se moquait de moi était bien présent, comme entre nous deux.
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Tu es belle, murmura-t-il à mon adresse, en me caressant la joue et en me regardant de son regard où rêgne la
_____douceur.
Ses mots étaient aussi beaux sortant de sa bouche, que lui même. Ma respiration se faisait tuante, je n'arrivais plus à souffler et aspirer. Ni par le nez, ni par la bouche. C'était tout bonnement impossible. Mais putain, que se passait-il ? Pourquoi ne faisait-il rien ? Son visage était le même. Avec son rictus arrogant. Ses yeux ne changeaient plus de couleurs. Plus aucun battement de cils, non plus. Son visage était juste figé, comme une statut. Respire Azpen. Respire. Puis aprés quelques secondes à le regarder, je me rendis comptes d'une chose. Une goutte d'eau était sur la joue de ce bel inconnu. Une larme, en fait.
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Le reveille sonna. Enveloppé dans mes couvertures, j'apréhendais encore cette journée de cours; on allait nous rendre des partiels, donc des mauvaises ou bonnes notes; on j'allais revoir les mêmes têtes, et c'était repartit. Sauf que non. J'aurai pourtant aimé, oui. Mais là, ce n'est pas Cornell. Ici c'est Laurel Town, chez moi autrement dit. Et c'était bien pire. A cet instant précis, la tête sur mon oreiller, les yeux encore fermaient à cause du soleil qui allait me faire mal, tous les évenements de ces derniers jours me revinrent en mémoire. Surtout un, la mort de grand-mère. Puis l'appel de ma mère. Le retour à la maison. Tous ces gens rigolant, pleurant. Et ce diner; personne n'avait parlé. Personne. Pas un mot durant le diner. Des larmes oui, mais pas de mot, aucun. Ce diner était le pire de ma vie. Et je m'en rappellerai toujours surment.
Je pris mon courage à deux mains. Et sortis de ce lit. La chambre n'avait point changé. Le sol, au matin, était toujours froid malgré la grande fenètre qui faisait entrer le soleil. Les couleurs de ma chambres, les murs, les couvertures étaient tous crèmes, beiges. Cette chambre était d'une autre époque, mais je m'y sentais bien. J'avais toujours aimé cette chambre, mais c'était aujourd'hui que je m'en rendais reellement compte.
En descendant les escaliers, qui était aussi froid, j'admirais les tableaux. Mes ancêtres. Ils étaient magnifiques. Etant petite je voulais devenir peintre pour faire de pareilles oeuvre, mais l'envie m'est passée quand je me suis rendue compte que je ne deviendrai jamais une artiste, à l'époque du collège, que j'étais plutôt une littéraire. Cependant mon regard se posa sur un, un dont je n'avais point de souvenir, comme si il était nouveau.
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Azpen ? Je sursauta. Eleor. Je lui sourie. Cette jeune fille était la beauté même. Bien plus belle que moi d'ailleurs. Avec toutes ses origines différentes, beaucoup se demandaient d'où elle venait précisément. Italienne, espagnole, chinoise et thailandaise. Elle était tout ça à la fois. Et elle parlait ces quatres langues, plus l'anglais. Peut-être que c'était ce qui la rendait si belle, ses originies.
Elle me regardait comme si j'étais un phénomène de foire. Mes sourcils se froncèrent, alors qu'elle avait toujours ce regard interrogatif cependant il était aussi maternel.
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Tu vas bien ? me demanda-t-elle.
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Oui, répondis-je.
C'est juste que... tu sais.._____-
Bien sur, déclara-t-elle en montant les escaliers pour me rejoindre.
Je suis tellement désolée.
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Je sais. Mais.. J'aimerai bien ne pas en... parler. S'il te plait._____-
Oui, oui ! Je comprend, s'esclama-t-elle en me caressant le dos.
Alex a amené votre mère à son travail. Il a _____eu peur que tu sais... elle veuille.._____-
J'ai compris. Dis Eleor, tu sais de qui est ce tableau ? la questionnai-je, en désignant le tableau qui m'intriguait.
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Oui, c'est un ancien peintre d'une ville voisine, il était trés ami avec Brianna O'Connor la mère de _____Laurel O'Connor._____-
Non, je veux dire, qui est-ce ? L'homme dessus. _____-
Ô son nom ? Je n'en ai pas la moindre idée. Je sais juste que c'était le meilleur ami du mari de _____Brianna, heuu... comment s'appellait-il déja celui-la ? _____-
Non, mais ne t'inquiète pas c'est pas grave, la rassurai-je.
Allez viens..._____-
Attend ! s'écria-t-elle.
Je ne sais plus le nom de cet homme, or je connais ton ancêtre; j'en suis certaine._____-
Si tu le dis... Allez viens, je m'en fiche completement._____-
Harry ? Henry ? Henry ! insista-t-elle en m'attrapant le bras.
Ton ancêtre, le mari de Brianna s'appellait Henry _____O'Connor ! Voila ! C'est drôle, je me souviens toujours plus du prénom des femmes ! _____-
Sais-tu, au moins, que tu connais l'histoire de notre famille mieux que notre famille ! _____-
Azpen, je te l'ai déja dit. Votre histoire est passionante. Mais tu ne t'y es jamais interressée, ni Alex _____d'ailleurs, c'est un réel gachis ! Est-ce que tu sais, que c'est à cause de ta famille que m'est venu ma _____passion pour l'histoire !_____-
T'es parfaite Eleor, tu le sais ? Et je peux te dire que mon frère ne te mérite pas. Pour toute réponse, elle me fit une bise sur la joue. Oui, cette fille était parfaite. Et je pourrai le dire, encore et encore mais mon frère ne la mérite pas. C'est bizarre de dire ça de son frère et de sa belle-soeur, mais c'est la vérité. Alexander avait bien choisis. J'aimerai tellement avoir une relation telle que la leur. Mais...
Mes yeux se poserent une derniere fois sur ce tableau. Et je me rendis compte d'une chose précise. Il était legerement penché et ses yeux avaient differentes couleurs. Mais surtout, il avait une larme sur la joue droite. Sur la joue droite. Comme dans... Comme dans mon rêve.
♣ Avery